Nous allons d'abord expliquer deux termes qu'il convient de ne pas mélanger quant à la couleur chez le labrador: le phénotype et le génotype.
Le phénotype correspond à la couleur visible de la robe, soit une des 3 couleurs: noir, chocolat (aussi appelé marron ou foie) et jaune (ou sable, en fait la couleur peut varier du blanc au roux). Il existe aussi le yellow-liver dont nous reparlerons plus tard, qui est un labrador sable avec une pigmentation de chocolat: il n'est pas confirmable.
Le génotype correspond au code génétique de la couleur, c'est lui qui permet de déterminer si un labrador est porteur de noir, de jaune ou de chocolat. Ex: EEBB pour un labrador noir pur. Il est possible de le déterminer avec un peu de logique en faisant des mariages entre labradors des différentes couleurs, mais il est beaucoup plus sûr et facile de confier cette tâche à des laboratoires spécialisés dans ce domaine.
Le génotype fait intervenir deux gènes, celui de type "B" qui peut être "B" pour le noir et "b" pour le chocolat, et celui de type
"E" qui peut être "E" si la couleur est autorisée à s'exprimer et "e" dans le cas contraire. Les gènes fonctionnent par paire, chaque
géniteur founit un gène de chaque type.
Les gènes "B" et "E" sont dits dominants, et les gènes "b" et "e" sont dits récessifs.
Cela veut dire que le gène "B" sera toujours prioritaire sur le gène "b" et de même pour "E" et "e".
Il convient de toujours faire apparaître le gène dominant devant le gène récessif dans la notation.
Cela donne pour les neuf génotypes possibles: BBEE, BBEe, BBee, BbEE, BbEe, Bbee, bbEE, bbEe, et bbee.
L'explication des neuf génotypes est que chacun des parents fournit deux gènes, soit quatre cas possibles: EB, Eb, eB et eb. Cela nous
donne donc 4 x 4 = 16 solutions, dont plusieurs apparaîssent plusieurs fois (voir symétrie du tableau ci-dessous), ce qui limite le nombre à neuf.